dessin : Nicolas Sarkozy s'attend à gérer son premier gros conflit

Nicolas Sarkozy fête les six mois de son élection. L’heure du premier bilan et des premières tempêtes.
L’hôte de l’Elysée affronte sa première grande épreuve de force avec les syndicats sur la réforme des régimes spéciaux, le mois qui s’ouvre s’annonce comme un « novembre noir ».
Alors que le prix du carburant et le panier des ménages flambent sur fond de conjoncture maussade, la conférence sur l’emploi et le pouvoir d’achat du 23 octobre n’a débouché sur aucune mesure concrète, et le projet de loi qui réforme les marges arrières dans la distribution sera soumis au Parlement mi-novembre. La défiscalisation des heures supplémentaires, traduction du « travailler plus pour gagner plus », entrée en vigueur le 1er octobre, est critiquée pour sa complexité.
Le pouvoir d’achat, pourtant décrété « priorité nationale » semble n’avoir profité qu’à lui-même avec une augmentation de 140 pour cent du salaire du président.
Dans la majorité, on ne croit pas à un enlisement du conflit. « Le chantage à la rue, ça ne marchera pas », a prévenu Nicolas Sarkozy, qui entend allier fermeté et main tendue. «