dessin de presse du 24-08-2005

Les candidats au rachat des 50,3 % d'ASF (Autoroutes du sud de la France), 70 % d'APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) et 75 % de la Sanef (Société des autoroutes du nord et de l'est de la France), encore détenus par l'Etat, avaient jusqu'à 18 heures hier pour dévoiler leurs propositions.
Bercy, qui a révélé que 18 prétendants s'étaient manifestés, sans en fournir la liste, va maintenant jauger leur qualité. Une «personnalité indépendante» doit y veiller: Jean-Louis Fort, ancien secrétaire général de la commission bancaire de la Banque de France, qui doit écarter toute suspicion de favoritisme. Pourtant, est-ce un effet de la récente poussée du patriotisme économique ? les quelques candidats étrangers pressentis, comme l'espagnol Abertis ou l'italien Autostrade, semblent douter que leurs seules qualités suffisent pour s'emparer du joyau des autoroutes françaises qui, avec ses 8 000 kilomètres payants, représentent le premier réseau à péage en Europe.
Bref, ça se bouscule au portillon !