dessin de presse du 28-03-2007

Après douze années à la tête de l'Etat, que restera-t-il de Jacques Chirac? Le souvenir d'un redoutable animal politique certainement, quelques grands discours, une voix sur la scène internationale, un musée qui lui ressemble, mais aussi l'ombre des affaires et l'image ambiguë d'un homme qui a accompagné la société plus qu'il ne l'a guidée.
Interrogés sur ce qu'ils garderont de l'ère chiraquienne, les Français citent spontanément son opposition à la guerre en Irak en 2003 et les 10.000 vies sauvées en cinq ans sur le front de la violence routière. Pour le reste, rien, ou pas grand-chose, en tout cas une certaine perplexité.
S’il a profondément modifié la fonction présidentielle avec l'instauration du quinquennat, il l'a sans doute affaiblie aussi, avec la multiplication des "affaires" et son refus de se plier aux demandes de la justice.